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Date de création : 26.06.2010
Dernière mise à jour : 24.09.2015
131 articles


Après la claque, le choc de gouvernance

 

Après la claque, le choc de gouvernance !

 

Après la claque électorale des municipales que faire ? Tout de même constater que là où le Front National s’est imposé ou a fait des scores importants, c’est généralement dans des municipalités  où les équipes en place avaient gravement failli, par exemple Henin Beaumont et d’autres villes du Nord, ou Marseille. Cela faisait des années que Patrick Menucci et d’autres, (Montebourg, par exemple, poursuivi et même condamné !) par Guérini pour avoir dénoncé ses pratiques) disaient que la fédération P S de Marseille ne pouvait continuer ainsi et devait expulser un certain nombre de ses membres, voire être dissoute, on mesure ainsi le résultat de l’inaction de l’appareil du PS, au niveau local et au niveau national, dans le Nord ou dans le Sud. Et placer Cambadelis à la tête du PS, avec sa batterie de casseroles, alors que l’ex-MNEF ne s’est jamais remise de son époque et est actuellement en faillite et en voie de disparition, ce n’est probablement très heureux. Donc, je crois qu’une leçon à retenir, c’est que les électeurs, en particulier ceux de gauche, dans les difficultés économiques et sociales que nous connaissons,  se montreront de plus en plus exigeant sur l’honnêteté et l’efficacité des candidats, et c’est bien normal ! Les électeurs de droite, vu le sort des Balkany et compères, semblent moins sensibles ? Ca les regarde, et je pense qu’ils ne tarderont pas à le payer aussi ; en ce sens, ça nous regarde quand même un peu tous si cela doit conduire à de nouvelles avancées du Front National.

 

Le message principal est je crois le suivant : les Français ne tolèreront plus d’être soumis à un régime d’austérité, refuseront, et violemment,  les efforts qu’on leur demande,  si la classe politique s‘exonère d’efforts équivalents. Le choc de gouvernance devient une nécessité, et rapidement. Manuel Valls l’a bien senti, et avant lui, Ségolène Royal : tout euro dépensé par l’Etat, les régions, les départements, les municipalités doit être un euro utile. L’argent des impôts est l’argent des Français, c’est une ressource rare

 

Le cumul des mandats, faux problème, fausse solution

 

Si l’on demande aux Français ce qu’ils pensent du cumul des mandats, la réponse majoritaire est assez facilement prévisible ; sauf que ce sondage en vrai que sont les élections montre que les électeurs favorisent plutôt les cumulards. Certains, comme Jacques Julliard (voir ses éditos de Marianne) souhaitent la fin des professionnels de la politique et voient dans l’interdiction du cumul des mandats une mesure qui va en ce sens ; mais Julliard a l’honnêteté de rappeler ce que lui avait rétorqué il y a déjà longtemps Mitterrand : « Alors, vous êtes pour l’amateurisme en politique ; remarquez, je m’en doutais un peu ». Et si l’on pose la question aux Français : «  voulez-vous un maire amateur, un député amateur, un ministre des affaires étrangères, de l’industrie, des finances, de l’économie amateur ou préférez-vous un professionnel ? », je doute que leur réponse aille dans le sens de Julliard. « Si vous n’aimez pas les professionnels, essayez les amateurs » ne me parait pas un slogan destiné à un grand avenir. La loi actuelle sur le cumul des mandats va même dans le sens contraire souhaité, en ce qu’elle augmente un personnel politique déjà pléthorique et augment son coût pour la France  (les cumulards ne pouvaient pas cumuler toutes leurs indemnités)

 

Le choc de gouvernance : aller plus vite, aller plus loin.

 

En revanche, le programme proposé par Manuel Valls , qui a provoqué une certaine surprise va dans le bon sens : simplification des structures administratives, diminutions du nombre de région, suppression de la clause de compétence générale qui organise la concurrence,  les doublons et la confusion  entre les  compétences des divers étages du mille-feuille administratif, la suppression des conseils départementaux pus des départements va dans le bon sens, celui d’une fonction politique et d’un état plus efficace et moins coûteuse.

 

Il est crucial que Manuel Valls réussisse ce défi essentiel qu’il s’est fixé, et qu’il soit soutenu ; si ce n’était pas le cas, la confiance dans la classe politique française s’effondrerait définitivement et viendrait le temps d’un brutal et inquiétant coup de balai généralisé. Il est crucial qu’il le réussisse vite, plus vite qu’il ne l’a prévu ; ce ne sera pas un combat  facile, surtout si l’on laisse s’organiser la résistance des féodaux locaux qui ruinent la France à coup de dépenses somptuaires – laquelle sera facilitée par un retour à droite du Sénat. Avec de l’énergie, avec de l’habileté, avec l’appui de l’opinion publique ( le PS serait assez bien avisé de se mobiliser pour le soutenir, malgré les résistances de ses conseillers généraux), en n’hésitant pas à dénoncer ses adversaires devant l’opinion comme des profiteurs).

 

Et je crois qu’il faut d’emblée, tout de suite, aller plus loin : réduire d’un tiers à la moitié le nombre de député et de de sénateurs ; nous serions ainsi plus proches des normes de gouvernance de certains pays européens, qui s’en portent aussi bien sinon mieux….